“45 % de la population mondiale subit un conflit militaire ou une guerre civile”
C’est le constat glaçant que faisait le FMI il y a 15 jours, à Washington.
Cette situation devrait malheureusement durer.
Le diplomate français Jean-Baptiste Jeangène Vilmer rappelait dans un essai crucial (Le réveil stratégique, Seuil, 2024) :
“Tous les environnements deviennent contestés, dans toutes les dimensions”.
Et ce, pour au moins 5 raisons étudiées il y a plus de 10 ans par le diplomate :
- Diffusion, fracturation et polarisation de la puissances
- Interdépendance des crises (dont climatiques)
- Affaiblissement des arbitres régionaux
- Diversion de l’attention médiatique internationale
- Radicalisation des grandes puissances (Bruno Tertrais)
“Plus de 117 millions de personnes étaient déplacés de force en 2023”, rappelait l’essayiste, tandis que “281 millions de personnes dans 59 pays, sont dans un état d’insécurité alimentaire”.
Plus que jamais, la sécurité de la société civile est un enjeu, sur tous les fronts (des chaînes d’approvisionnement aux solutions antidrones), dans toutes les dimensions (particulièrement cyber !).
J’étais heureux d’intervenir sur ces sujets hier aux côtés d’Aubry Pierens à l’occasion d’un séminaire de management auprès d’un comex du secteur financier.
Les dirigeants français, entrepreneurs comme investisseurs, ont effet un rôle éminent à jouer dans notre sécurité collective, en privilégiant des solutions européennes, souveraines, et optant pour la relocalisation de nos activités critiques : agroalimentaire, industries de défense, cybersécurité, deeptech...



